PSG: Lecornu dénonce l'"inversion des valeurs" qui consiste à incriminer les forces de l'ordre
"En colère" contre les violences qui ont éclaté en France après la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, Sébastien Lecornu a dénoncé mardi une "inversion des valeurs" qui consisterait à incriminer les forces de l'ordre, en assurant policiers et gendarmes de son soutien inconditionnel.
"On ne peut pas être dans une schizophrénie (...) laissant à entendre que ce sont les forces de l'ordre qui créeraient le désordre. L'inversion du récit, l'inversion des valeurs est le début du combat politique et culturel qu'il nous faut mener", a affirmé devant l'Assemblée nationale le Premier ministre.
Une allusion à des propos tenus par la députée de la France insoumise Clémence Guetté, qui avait accusé les forces de l'ordre d'avoir "chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement".
"Sans quoi, comment voulez-vous demander à une jeunesse de respecter des règles si les élites politiques elles-mêmes introduisent un doute ou un quiproquo dans les lois de la République que vous avez votées ?", a-t-il poursuivi.
Sébastien Lecornu répondait à une question du chef de file des députés Horizons, Laurent Marcangeli.
L'exécutif et les autorités policières et judiciaires ont défendu lundi le dispositif de sécurité massif mis en place pour la finale de la Ligue des champions, insistant sur leur réactivité pour mettre un terme aux exactions.
Au total, samedi et dimanche, il y a eu "plus de 890 interpellations, en hausse de plus de 45%" par rapport à 2025, lorsque le club parisien avait remporté son premier trophée européen, selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.
Sur les profils des personnes interpellées, 98% sont des hommes, 2% des femmes, "un tiers" des mineurs, "85% de Français" et les récidivistes sont "minoritaires", a précisé le chef du gouvernement, considérant qu'il ne s'agissait pas de "violences des supporters" mais d'un "phénomène de délinquance beaucoup plus global".
Sébastien Lecornu a souhaité "aller plus loin" dans la sanction. "On a un système qui, essentiellement, s'est fondé sur une réponse pénale. Or, on est sur des dégradations qui sont des dégradations matérielles qui coûtent extraordinairement cher à la société, (...) ça pose la question de la réparation civile" pour que les victimes soient "correctement indemnisées".
Il a dit qu'il n'était "pas favorable aux suspensions des prestations sociales" mais de "permettre à ces prestations sociales, en dehors du reste à vivre, de financer justement ces réparations".
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