Les prémices d’un nouvel élan
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,47% à 8338,81 points dans un volume de 3,836 MD€.
Les marchés actions européens ont achevé la semaine en territoire négatif, pénalisés par une nouvelle vague de dégagements sur les valeurs technologiques, dans un contexte de prudence accrue à l’égard du secteur des semi-conducteurs et de la thématique de l’intelligence artificielle. La révision à la hausse des perspectives de chiffre d’affaires et d’investissements de TSMC n’a pas permis de rassurer pleinement les investisseurs. Le marché s’interroge désormais davantage sur la capacité des colossaux investissements engagés dans les infrastructures d’IA à générer des retours suffisants, au-delà de la seule dynamique de croissance de la demande. À cette pression sur le compartiment technologique s’ajoutent les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. Le Brent a progressé à 85,4 dollars, affichant une hausse de 1,7 % sur la séance et de 13 % sur la semaine, sur fond d’intensification des affrontements entre Washington et Téhéran. Sur le plan macroéconomique, l’inflation définitive en zone euro a confirmé un ralentissement à 2,8 % sur un an en juin, contre 3,2 % en mai. Toutefois, la remontée des prix de l’énergie et le regain de tensions géopolitiques pourraient raviver les craintes inflationnistes et peser sur les perspectives d’assouplissement monétaire.
Les résistances sont : 8442,5 voire 8490 et 8740 puis 8904 voire 8976 et 9392.
Les supports sont : 8332 et 8298,5 voire 8188 puis 8111,5 et 8026,5 voire 7946,5 puis 7861 et 7718,5 voire 7704 puis 7688 et 7661 voire 7622,5 puis 7402 et 6985,5 voire 6431,5.
En intraday, la tendance est haussière au-dessus de 8298,5.
Graphiquement, le contrat Future CAC 40 (cf. graphique en données 14 heures) a une nouvelle fois préservé la borne inférieure de son canal haussier de moyen terme, après avoir effectué un throw back sur la limite supérieure du trading range, située à 8 298,5 points, au sein duquel l’indice a évolué pendant près de deux mois. L’amorce d’un rebond au contact de cette oblique constituerait un signal de résilience supplémentaire et accréditerait l’hypothèse d’un achèvement de la phase corrective engagée ces dernières semaines. Dans ce contexte, le marché disposerait d’un potentiel de progression en direction d’une première résistance intermédiaire située à 8 490 points. Le franchissement de ce seuil ouvrirait ensuite la voie à une extension du mouvement de reprise en direction de l’objectif théorique de la zone de congestion, localisé vers 8 740 points. Un objectif obtenu par report de l’amplitude verticale de cette phase de consolidation au-dessus de son point de rupture.
A contrario, une rupture de cette oblique pivot, conjuguée à une réintégration du précédent trading range, invaliderait le signal de sortie enregistré le 11 juin et favoriserait l’ouverture d’une nouvelle phase de consolidation. Dans ce scénario, l’indice s’exposerait à un retour en direction de la borne inférieure de cette zone de congestion, située à 7 861 points. Tant que ce seuil demeure préservé en clôture, le biais de moyen terme restera neutre. En revanche, sa rupture constituerait une dégradation significative de la structure technique et favoriserait un retour en direction des points bas enregistrés lors de l’annonce du conflit irano-américain. Sous ce niveau, la pression vendeuse serait susceptible de s’intensifier avec, en ligne de mire, la ligne de cou de la figure de retournement en triple sommet, localisée à 6 985,5 points. Au préalable, le marché devra toutefois s’affranchir du support intermédiaire situé à 7 402 points, dont la rupture renforcerait sensiblement le risque d’accélération baissière.
Pour conclure, nous privilégions le premier scénario et conservons nos positions spéculatives au sein du portefeuille Dynamique afin d’accompagner le marché dans son potentiel mouvement de rebond. Nous demeurons par ailleurs pleinement investis sur le portefeuille Investisseur, tout en surveillant attentivement l’évolution de la configuration technique. Une éventuelle invalidation de notre scénario central nous conduirait à réexaminer notre positionnement et, si nécessaire, à adapter nos expositions en conséquence.
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