Le spectre d'une nouvelle jambe de baisse
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse 1,39% à 7 811,26 points dans un volume élevé de 4.326 MD€.
La Bourse de Paris a clôturé en baisse, pénalisée par un regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la poursuite de la remontée des rendements obligataires français et les inquiétudes persistantes autour de l’intelligence artificielle. Selon plusieurs informations de presse, Israël et les États-Unis envisageraient de nouvelles frappes contre l’Iran après les élections américaines de mi-mandat, alimentant une hausse des cours du pétrole, avec un Brent repassant au-dessus des 111 $ le baril. Sur le marché obligataire, le rendement de l’OAT française à 10 ans a atteint 5,1 %, portant l’écart avec son équivalent allemand à 175 points de base. Cette nouvelle poussée des taux a notamment pesé sur les valeurs bancaires, à l’image de BNP Paribas (-4,88% 82,57), Société Générale (-4,52% à 59,72) et Crédit Agricole (-2,53% 14,855). Parallèlement, la saison des publications trimestrielles a réservé une mauvaise surprise aux investisseurs. Hermès (-4,94% à 1 289,50) a terminé en bas de classement du CAC 40 après avoir dévoilé une croissance organique de 4,3 % au 3ème trimestre, inférieure aux 5,2 % anticipés par le consensus. Le groupe pâtit également des inquiétudes entourant son exposition au marché français, dans un environnement politique et social dégradé. Cette déception a entraîné dans son sillage Kering (-1,27% à 213,50), dont les résultats sont attendus ce jeudi après la clôture.
Sur le future Novembre :
Les résistances sont : 8 490,5 – 8 471 – 8 414 – 8 384 – 8 343 – 8 325 – 8 300 – 8 232,5 – 8 167 – 8 130 – 8 095,5 – 8 073 – 7 986
Les supports sont : 7 929,5 – 7 887 – 7 840,5 – 7 800,5 – 7 733 – 7 678,5 – 7 540,5
En intraday, le biais est haussier au-dessus de sous 7 887 points.
Graphiquement, sur le Future CAC 40 (données à 14h), les acheteurs tentent de consolider leurs positions malgré une configuration technique encore hésitante. Après deux clôtures consécutives sous la ligne de cou descendante de son épaule-tête-épaule inversée (ETEI), l'indice est parvenu à reconquérir cette oblique lors de la troisième séance, préservant ainsi les perspectives d'un retournement haussier. Cette résistance s'appuie notamment sur une zone de défense acheteuse comprise entre 7 810 et 7 840 points, régulièrement sollicitée depuis le début du mois d'octobre, où les pressions vendeuses semblent jusqu'à présent absorbées. Le récent test du support intermédiaire des 7 800,5 points, suivi d'une réaction acheteuse matérialisée par un marteau haussier, témoigne également d'un rejet des niveaux inférieurs. Dans ce contexte, une nouvelle clôture au-dessus de la ligne de cou, accompagnée d'un franchissement des 7 887 points, renforcerait la crédibilité de l'ETEI et favoriserait une progression vers 7 929,5, puis 7 986 points. Au-delà, la réintégration de l'ancienne zone d'accumulation de septembre, comprise entre 8 040 et 8 215 points, ouvrirait la voie à une extension du rebond vers l'objectif théorique de la figure, situé à 8 105 points. Une installation durable au sein de cette zone constituerait une première étape vers une réactivation plus pérenne de la dynamique haussière.
À l'inverse, les oscillations répétées de part et d'autre de la ligne de cou soulignent l'absence de véritable consensus entre acheteurs et vendeurs, fragilisant la portée du signal de retournement. Cette incertitude est accentuée par le maintien des cours sous l'ensemble de leurs moyennes mobiles, toujours orientées à la baisse, ce qui laisse envisager un simple rebond technique au sein d'une tendance de fond dégradée. Par ailleurs, la convergence de la résistance oblique descendante et de la zone de soutien horizontale suggère une compression progressive des cours, dont l'issue pourrait déterminer la prochaine impulsion directionnelle. Tant que l'indice demeure sous son seuil d'alerte intraday à 7 887 points, le risque d'un nouvel accès de faiblesse reste présent. Une nouvelle clôture sous la ligne de cou raviverait ainsi les craintes d'une fausse cassure haussière, sans toutefois invalider définitivement l'ETEI. L'incapacité des acheteurs à préserver la zone des 7 810–7 840 points exposerait alors le support intermédiaire des 7 800,5 points. Son enfoncement confirmé accentuerait la pression vendeuse et favoriserait une poursuite de la consolidation vers 7 733 points, puis vers le point bas du 15 octobre à 7 678,5 points. La rupture de ce dernier seuil compromettrait sérieusement la structure de retournement et renforcerait le risque d'une reprise de la tendance baissière de fond.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue en dessous de sa moyenne mobile 20 et 50 et 200 les histogrammes du MACD oscillent à la baisse en dessous de sa ligne de signal, le RSI est « neutre » tandis que les volumes sont en baisses par rapport à la séance de la veille.
Pour conclure, dans un environnement de marché toujours incertain, marqué par des tensions géopolitiques persistantes et une saison des résultats susceptible d'accentuer la volatilité, nous maintenons une gestion prudente et réactive. Nous privilégions ainsi des prises de bénéfices partielles afin de sécuriser nos gains et de préserver notre surperformance face au CAC 40. Parallèlement, tout nouveau renforcement de nos portefeuilles restera conditionné à l'apparition de signaux chartistes clairs et confirmés, afin de limiter notre exposition aux faux signaux et de saisir les opportunités offrant un potentiel favorable.
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