La consolidation s’enlise
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,52% à 8081,43 points dans un volume de 3,505 MD€.
La Bourse de Paris a poursuivi sa consolidation, dans un environnement marqué par le regain des tensions géopolitiques et la remontée des taux souverains. Les déclarations d’un conseiller du guide suprême iranien, évoquant un possible élargissement du conflit en cas de nouvelles frappes américaines, ont ravivé les tensions sur le pétrole et réduit les espoirs de désescalade après les discussions engagées cette semaine entre Washington et Téhéran. Sur le marché obligataire, les tensions se sont accentuées aux Etats-Unis. Le rendement du Treasury à 30 ans a atteint 5,44 %, son plus haut niveau depuis 2004, tandis que le 10 ans a inscrit un sommet depuis 2007. Cette remontée des taux longs, également observée en Europe, a été alimentée par la persistance de l’inflation, la résilience de l’activité et les inquiétudes budgétaires. Les anticipations monétaires se sont parallèlement durcies, les swaps intégrant désormais trois hausses de taux de 25 points de base au cours des douze prochains mois. En Europe, la Banque nationale suisse a relevé sa prévision d’inflation et la banque centrale norvégienne a procédé à un nouveau resserrement monétaire. Enfin, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping a débouché sur une prolongation de la trêve commerciale jusqu’au 10 janvier, écartant à court terme une nouvelle escalade tarifaire. Les différends concernant notamment les terres rares, les technologies sensibles et Taïwan sont toutefois demeurés entiers.
Les résistances sont : 8167,5 puis 8209 voire 8275 et 8320 puis 8409,5 voire 8493 et 8556,5 puis 8680 voire 8916 et 9412 puis 9622.
Les supports sont : 8094 puis 8024 et 7961 voire 7922,5 puis 7811 et 7711 voire 7416,5 puis 7000.
En intraday, la tendance est haussière au-dessus de 8 320.
Graphiquement, le contrat Future CAC 40 (cf. graphique en données 14 heures) est finalement revenu à proximité de la borne basse de son trading range, délimité entre 8 036,5 et 8 209 points, sans avoir au préalable rejoint la borne haute de cette zone de congestion, traduisant ainsi une certaine fragilité du marché au sein de cette phase de consolidation horizontale. Une rupture du niveau d’alerte intraday situé à 8 036,5 points invaliderait la structure en vague de Wolfe formée depuis le 27 août et réactiverait la dynamique baissière, avec en ligne de mire les deuxième et troisième cibles du biseau ascendant, situées respectivement à 7 849 et 7 548 points. Cette figure s’est progressivement dessinée depuis l’amorce du rebond initié à la suite du déclenchement du conflit irano-américain. L’enfoncement des plus bas enregistrés avant la formation de cette configuration renforcerait la pression vendeuse et ouvrirait la voie à une poursuite du mouvement de consolidation en direction du support majeur, à la fois technique et psychologique, des 7 000 points.
A contrario, un rebond depuis la borne basse du trading range témoignerait d’une résilience du marché, ce rebond se trouvant confirmé par une clôture au-dessus de 8 094 points. Une sortie par le haut de cette zone de congestion mettrait alors un terme à l’évolution latérale actuelle et réactiverait la dynamique haussière de court terme, avec en ligne de mire les 8 380 points, niveau qui constitue simultanément l’objectif du trading range et la cible de la vague de Wolfe. Le franchissement de la résistance intermédiaire située à 8 320 points demeure toutefois un préalable, ce niveau conservant un rôle pivot. Deux à trois clôtures au-dessus de ce seuil permettraient de confirmer durablement le franchissement de cette résistance et renforceraient le potentiel de reprise en direction des plus hauts historiques.
Pour conclure, nous continuons d’alimenter progressivement les portefeuilles Dynamique et Investisseur au gré de la matérialisation de signaux chartistes. Nous conservons toutefois une approche prudente, avec la possibilité de renforcer les portefeuilles en cas de sortie par le haut de la zone de congestion. À l’inverse, une rupture des niveaux d’alerte nous conduirait à réduire l’exposition, voire à mettre en place des couvertures afin de préserver les gains récemment engrangés.
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