Sous pression face à la remontée du pétrole et des rendements
La Bourse de Paris a été pénalisée par la remontée des cours du pétrole et la nouvelle tension observée sur les marchés obligataires. Le rendement de l’OAT française à 10 ans évolue ce matin autour de 4,65%, en hausse de 20 points de base, dans le sillage du mouvement enregistré la veille aux États-Unis. Sur le front géopolitique, les investisseurs resteront également attentifs à la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump. Les tensions commerciales entre Washington et Pékin devraient toutefois rester contenues à court terme, la trêve entre les deux puissances ayant d’ores et déjà été prolongée jusqu’au 10 janvier. En France, l'indicateur synthétique du climat des affaires, calculé par l'Insee à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité marchands, s’est replié en septembre. À 96, il a perdu deux points et s'est éloigné de son niveau moyen (100). Par ailleurs, la confiance des ménages est restée stable sur le mois. À 86, l'indicateur qui la synthétise reste dégradé, au-dessous de sa moyenne de longue période (100 entre janvier 1987 et décembre 2025).
Quatre ans après une réorganisation, le groupe familial Arnault veut simplifier la structure qui chapeaute le géant mondial du luxe LVMH (+0,05% à 397,10), pour « assurer la pérennité de son contrôle », à travers plusieurs opérations qui aboutiront à la création d'une seule entité. Selon un projet présenté au conseil d'administration de la société Christian Dior (+15,28% à 421), principale actionnaire de LVMH, la famille Arnault veut fusionner ses holdings pour « assurer la pérennité de son contrôle » sur le groupe, a annoncé Christian Dior. Cette nouvelle réorganisation devrait aboutir à la création d'une unique société qui aura le contrôle de LVMH. Cela se fera via plusieurs opérations d'absorption et de transformation, aux termes desquelles la holding intermédiaire Christian Dior sera transformée en société en commandite par actions.
Dassault Aviation (+0,21% à 291,80), au nom de ses partenaires du programme Rafale, Thales (-2,72% à 232,20) et Safran (-0,51% à 334,30), a signé avec l'AED Cluster Portugal, association portugaise des industries aéronautiques, spatiales et de défense, un protocole d'accord visant à explorer les domaines de coopération potentiels entre les partenaires du programme et le secteur industriel portugais, dans le cadre du renouvellement de la flotte de F-16 de l'Armée de l'air portugaise.
Schneider Electric (-1,21% à 289,80) va lancer une offre publique d’achat volontaire pour 1,2 MDE sur le fabricant bulgare d’appareils pour la maison connectée Shelly Group. Cette opération renforcerait la présence de Schneider sur le marché de la maison connectée, où le groupe est en concurrence avec son rival français Legrand, le suédois Plejd et le suisse ABB.
Le constructeur de véhicules de loisirs Trigano (-1,65% à 131) a fait état d'une hausse de son chiffre d'affaires au cours de l'exercice 2025-2026 (+3,8% à 3,8 MDE) clos fin août, le dynamisme de certains marchés européens ayant compensé le recul des ventes en France. L'évolution positive de la production a engendré une amélioration de la marge opérationnelle courante, qui devrait s’établir proche de 10% sur l'exercice clos fin août. Le groupe n’a, en revanche, pas fourni de perspectives chiffrées pour l’exercice début en septembre, évoquant un certain attentisme de la part de ses clients.
Bénéteau a bondi de 8,14% à 5,58 après avoir enregistré au 1er semestre une perte nette part du Groupe de 21,4 ME, réduite de 13,8%. Le résultat net a été affecté par 30 ME d'éléments non récurrents, principalement liés au désengagement des activités industrielles américaines. Hors ces éléments non récurrents, le résultat net du semestre aurait été positif à 9 ME. Le chiffre d'affaires s'est établi à 449,2 ME, en hausse de 11,2% sur un an et de 13% à taux de change constant.
Le CAC 40 a ainsi perdu -0,52% à 8.081,43 points dans un volume moyen de 3,505 MDE échangés.
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