Marchés: repli des Bourses en Europe et à Wall Street malgré Nvidia
Les marchés boursiers sont en repli en Europe et à Wall Street jeudi malgré les bons résultats de Nvidia qui ont marqué mercredi soir la fin de la saison des résultats trimestriels.
Après avoir été dopés par la performance des entreprises liées à l'IA, les marchés sont rattrapés par les pesanteurs des données macro-économiques: pas de solution au Moyen-Orient, pétrole cher, inflation, hausse des taux d'intérêt.
A New York, l'indice Nasdaq des valeurs technologiques reculait (-0,75%) dans les premiers échanges.
L'indice américain S&P 500 reculait également (-0,47%). Doyen des indices des valeurs traditionnelles, le Dow Jones restait proche de l'équilibre (-0,08%).
En Europe, les Bourses restaient prudentes. Paris reculait légèrement (-0,11%), encaissant la fuite des investisseurs à l'annonce du plan stratégique de Stellantis (-5,11%).
Coté à Paris, le titre d'Airbus perdait également de la valeur (-3,45%). Le constructeur et Air France ont été condamnés jeudi en appel pour homicides involontaires dans l'affaire du crash du vol Rio-Paris en 2009. Airbus entend se pourvoir en cassation.
Francfort reculait aussi (-0,34%), contrairement à Londres, toujours sensible aux hausses du pétrole (+0,22%).
La veille, les indices avaient terminé en nette hausse, bénéficiant d'une baisse du pétrole après des déclarations de Donald Trump assurant que les négociations pour trouver une solution au conflit au Moyen-Orient étaient entrées dans leur "dernière phase".
Le pétrole en petite hausse
Les cours du pétrole sont repartis en petite hausse jeudi, Donald Trump décrivant une situation "sur le fil", et alternant entre des déclarations optimistes sur une résolution du conflit au Moyen-Orient et des menaces contre l'Iran.
L'Iran a dit "examiner" une nouvelle proposition des États-Unis dans le cadre de la visite à Téhéran du ministre pakistanais de l'Intérieur Mohsen Naqvi, dont le pays est médiateur entre les deux belligérants.
Pas assez pour calmer les cours du brut. Vers 14H10 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole, s'échangeait à 106,83 dollars le baril (+1,72%).
Traditionnellement moins cher, le WTI américain restait au-dessus des 100 dollars (100,52, +2,30%).
Les taux stables, l'activité recule fortement en Europe
Ces derniers jours, les taux d'intérêt des États ont connu de fortes secousses, avec de nettes hausse provoquées par des craintes d'inflation liées au blocage persistant du détroit d'Ormuz, et une détente la veille.
Jeudi, le taux d'intérêt allemand à échéance dix ans, référence sur le continent, était stable, à 3,10%, contre 3,09% la veille en clôture. Son équivalent français était à 3,73%, contre 3,71% la veille.
Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient et de la flambée du pétrole commencent à se faire sentir sur le Vieux continent.
La contraction de l'activité au sein du secteur privé s'est ainsi accélérée en mai dans la zone euro, à 47,5 points, contre 48,8 points en avril, ce qui constitue le plus bas niveau enregistré depuis 31 mois. En France, elle a connu son plus fort recul depuis cinq ans et demi en mai.
Et Bruxelles ne prévoit plus désormais qu'une progression de 0,9% du PIB en zone euro cette année, contre 1,2% en novembre.
Dans ce contexte, l'euro perdait du terrain face au dollar (-0,27%) à 1,1593 dollar pour un euro.
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