Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      

La candidature Mélenchon met la pression sur le reste de la gauche

| AFP | 294 | Aucun vote sur cette news
L'image du leader de LFI Jean-Luc Mélenchon affichée sur des écrans alors qu'il officialise sa candidature pour la présidentielle de 2027 sur le plateau de TF1, le 3 mai 2026
L'image du leader de LFI Jean-Luc Mélenchon affichée sur des écrans alors qu'il officialise sa candidature pour la présidentielle de 2027 sur le plateau de TF1, le 3 mai 2026 ( Kiran RIDLEY / AFP )

Au lendemain de l'officialisation de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, le reste de la gauche se retrouve sous pression pour désigner son candidat sous peine d'être pris de vitesse par les Insoumis qui doivent convaincre que leur leader n'est pas "l'assurance-vie" d'une victoire du RN.

Pas de réaction d'Olivier Faure ni de Boris Vallaud... "Un non-événement" pour le député PS Jérôme Guedj (sur TF1). Les socialistes tentaient lundi de minimiser la quatrième candidature du chef insoumis avec qui les ponts sont rompus.

Mais derrière l'indifférence affichée, la gauche non LFI se retrouve renvoyée à ses divisions internes, notamment sur l'organisation d'une primaire pour désigner un seul candidat de ses rangs.

"Mélenchon, il va y aller à fond, il va avoir ses signatures, ses trucs, l'argent, les militants, les réseaux sociaux. Et nous on va faire quoi ?", s'alarmait dès vendredi la patronne des Ecologistes Marine Tondelier, candidate à cette primaire.

"Nous avons une responsabilité de nous rassembler et de ne plus être la gauche la plus bête du monde", a admis lundi le secrétaire général du PS Pierre Jouvet sur Franceinfo.

Le secrétaire général du Parti socialiste  Pierre Jouvet donne une conférence de presse au siège du PS le 11 mars 2026
Le secrétaire général du Parti socialiste Pierre Jouvet donne une conférence de presse au siège du PS le 11 mars 2026 ( STEPHANE DE SAKUTIN / AFP/Archives )

Pour autant, pas d'urgence selon lui. "A partir de la rentrée de septembre, trouvons le chemin pour désigner notre candidat commun", a-t-il plaidé, que ce soit "par une primaire, un conclave, une convention citoyenne..."

De fait, la gauche est complètement empêtrée sur le sujet.

Multitude de candidatures

Si le premier secrétaire du PS Olivier Faure est favorable à la primaire, le patron des députés Boris Vallaud est contre, tout comme Raphaël Glucksmann (Place Publique), le mieux placé selon les sondages, et François Hollande qui "se prépare".

A gauche du PS, les ex-Insoumis François Ruffin et Clémentine Autain sont candidats à cette primaire mais pourraient porter leurs propres couleurs si ce processus n'aboutissait pas, tout comme Marine Tondelier.

Jean-Luc Mélenchon ne s'y est pas trompé. "Les divisions internes dans les partis font qu'il y a une multitude de candidatures et c'est la confusion. Nous, c'est carré, il y a une équipe, un programme, un seul candidat", a-t-il fait valoir dimanche soir.

Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de TF1 le 3 mai 2026
Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de TF1 le 3 mai 2026 ( Kiran RIDLEY / AFP )

Et les Insoumis d'appuyer sur leur avantage de notoriété. "Dans les quartiers populaires, on me parle beaucoup plus d'un Jean-Luc Mélenchon que de tout autre candidat. Aucun ne me cite Olivier Faure, aucun ne cite le nom de +je ne sais qui+ du Parti communiste ou des écologistes", a assuré sur Public Sénat Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis où se déroulera le premier meeting de campagne le 7 juin.

"Pour gagner une campagne électorale, il faut un programme, puis une incarnation. Et lui, il a tout ça à la fois et c'est vrai que par effet de contraste il peut jouer là-dessus", souligne auprès de l'AFP Adélaïde Zulfikarpasic de l'institut Ipsos-BVA.

Vote utile

Mais les Insoumis doivent désormais convaincre les électeurs de gauche de ne pas se fier aux sondages qui le donnent pour l'instant autour de 11-12% au premier tour et surtout comme le plus mauvais candidat dans un éventuel second tour face au RN.

Car "la question qui va structurer la campagne, c'est +est-ce que le RN prendra le pouvoir ?+", pense Jean-Yves Dormagen de l'institut Cluster 17. "Du coup, quand vous êtes un mauvais candidat de second tour, vous risquez de le payer dès le premier tour", juge-t-il

Le député PS Jérôme Guedj à l'Assemblée nationale le 29 avril 2026 à Paris
Le député PS Jérôme Guedj à l'Assemblée nationale le 29 avril 2026 à Paris ( Anne-Christine POUJOULAT / AFP )

Et les socialistes d'appuyer sur ce point. "S’il se qualifie au second tour, c’est la certitude de la victoire du RN", a martelé Jérôme Guedj. "Jean-Luc Mélenchon est l'homme politique le plus détesté de ce pays et le meilleur épouvantail pour la droite et l'extrême droite", a renchéri Pierre Jouvet.

Un argument balayé dimanche soir par Jean-Luc Mélenchon qui compte battre le RN "à plates coutures". Le coordinateur Insoumis Manuel Bompard renvoie aux campagnes de 2017 et de 2022 où Jean-Luc Mélenchon, parti bas dans les sondages, a bénéficié du vote utile à gauche et fini aux portes du second tour.

"On a fait la démonstration à chaque élection présidentielle qu'on est en mesure de déclencher une dynamique de mobilisation. Il faut mettre des gens en mouvement, c'est comme ça qu'on peut contrer les scénarios écrits", a-t-il affirmé sur France Inter.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 07/05/2026

Le secrétaire général de Renaissance Gabriel Attal à Bordeaux le 5 mai 2026 ( Christophe ARCHAMBAULT / AFP )Gabriel Attal a laissé entendre jeudi qu'il avait un accord avec Edouard Philippe…

Publié le 05/05/2026

Le président des Républicains Bruno Retailleau a Sénat, le 20 janvier 2026 à Paris ( Alain JOCARD / AFP/Archives )Un ex-ministre et son successeur en concurrence: Bruno Retailleau a fait…

Publié le 04/05/2026

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur un écran lors de l'annonce sur TF1 de sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, le 3 mai 2026 ( Kiran RIDLEY / AFP )Fidèle…

Publié le 03/05/2026

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur TF1 à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine le 3 mai 2026 ( Julie SEBADELHA / AFP )Jean-Luc Mélenchon n'aura donc trouvé…

Publié le 01/05/2026

Le Palais de l'Elysée à Paris, le 30 avril 2026 ( Martin LELIEVRE / AFP )Une ambiance de fin de règne avant l'heure : avec le départ anticipé du secrétaire général de l'Elysée, Emmanuel…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 07/05/2026

Sur le plan statistique : Allemagne : 8h00 Commandes d'usines de mars (+1% attendu après +0,9) France : 8h45 Balance des paiements de mars Emploi salarié, salaires de base et…

Publié le 07/05/2026

Publication du chiffre d’affaires du T1 2026 Au T1 2026, les loyers IFRS atteignent 7,6 M€, en hausse de +1,1 % (+0,1 % à périmètre constant), avec un taux…

Publié le 07/05/2026

(Zonebourse.com) - Le conglomérat (-3,28% à 51,34 euros) accuse le plus fort recul de l'indice vedette parisien après avoir publié des résultats trimestriels marqués par une nette réduction de…

Publié le 07/05/2026

(Zonebourse.com) - Au lendemain de gains vigoureux sur fond d'espoir au Moyen-Orient, les indices actions américains devraient se montrer hésitants à l'ouverture, au vu des futures sur le S&P 500…