Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      

Au procès libyen en appel, Nicolas Sarkozy revient sur ses propos virulents après sa condamnation

| AFP | 197 | Aucun vote sur cette news
L'ancien président Nicolas Sarkozy (g) arrive au palais de justice de Paris, le 8 avril 2026, pour son procès en appel dans l'affaire du financement libyen de sa campagne électorale de 2007
L'ancien président Nicolas Sarkozy (g) arrive au palais de justice de Paris, le 8 avril 2026, pour son procès en appel dans l'affaire du financement libyen de sa campagne électorale de 2007 ( Thomas SAMSON / AFP )

Au troisième jour de son interrogatoire au procès libyen en appel, Nicolas Sarkozy s'est expliqué jeudi sur ses déclarations virulentes après sa condamnation en première instance à cinq ans de prison avec exécution provisoire, invoquant les avoir tenues en "état de choc".

Jugé depuis mi-mars par la cour d'appel de Paris au côté de neuf autres prévenus dans l'affaire du présumé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, l'ancien président (2007-2012) a été interrogé dans la matinée par un avocat de parties civiles, Me Vincent Ollivier.

A la fin de son tour de questions, ce dernier est revenu sur ses propos tenus le 25 septembre dernier, juste après l'annonce de sa lourde condamnation. À la sortie de la salle d'audience, brûlant d'une colère froide, Nicolas Sarkozy avait lancé aux caméras que "la haine n'a décidément aucune limite".

La virulence de ce terme avait mené plusieurs hauts magistrats, dont le procureur national financier de l'époque, à prendre la parole pour y répondre.

"Chacun peut comprendre l'état de choc dans lequel se trouve celui qui apprend qu'il est condamné à cinq années de prison, et que de surcroît il y aura une application immédiate, alors même que ce point n'avait fait l'objet d'aucun débat à l'audience", s'est justifié l'ex-chef de l'État à la barre.

Croquis d'audience du 7 avril 2026 montrant l'ancien président Nicolas Sarkozy lors de son procès en appel dans l'affaire du financement libyen, au palais de justice de Paris, le 8 avril 2026
Croquis d'audience du 7 avril 2026 montrant l'ancien président Nicolas Sarkozy lors de son procès en appel dans l'affaire du financement libyen, au palais de justice de Paris, le 8 avril 2026 ( Benoit PEYRUCQ / AFP )

"J'ai dit le mot +haine+", a-t-il poursuivi. "Dans mon esprit, il visait un certain nombre de personnes. Il visait les kadhafistes (...), il visait l'officine Mediapart qui me poursuit de cette haine depuis des années, il visait aussi une partie du réquisitoire du parquet national financier qui avait prononcé de mon point de vue des propos qui semblaient peu juridiques et plus politiques".

"Est-ce que je le redirais de cette manière, sans doute pas. Est-ce que c'était mon état d'esprit à ce moment-là ? Oui", a ajouté l'ancien président de la République.

"Pour le reste je crois avoir démontré tout au long de ce long calvaire judiciaire que je respectais l'institution, que je déférais à toutes les convocations, que j'essayais de répondre le mieux possible", a souligné le prévenu de 71 ans, reconnaissant que son art oratoire politique n'était peut-être parfois "pas adapté aux réalités d'un procès".

Nicolas Sarkozy, qui a été incarcéré vingt jours avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire dans l'attente du procès en appel, a fait valoir qu'en défendant son "honneur" et sa "probité", il défendait "aussi" son pays.

"Quand un ancien président de la République franchit les portes de la (prison de la) Santé, c'est humiliant aussi pour son pays", a-t-il dit.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 08/04/2026

L'ancien président Nicolas Sarkozy arrive au palais de justice de Paris, le 8 avril 2026, pour son procès en appel dans l'affaire du financement libyen de sa campagne électorale de 2007 (…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 10/04/2026

Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,22% à 8245,80 points dans un volume de 4,825 MD€.

Publié le 10/04/2026

Cotée simultanément sur Euronext Paris et à la Bourse de New York, la société franco-italo-néerlandaise incarne à la fois la puissance industrielle de l'Europe des puces et la profonde…

Publié le 10/04/2026

(Zonebourse.com) - Goldman Sachs Group a déclaré à l'AMF avoir franchi en hausse, le 6 avril, indirectement par l'intermédiaire des sociétés qu'elle contrôle, les seuils de 5% du capital et des…

Publié le 10/04/2026

(Zonebourse.com) - Au lendemain d'une séance teintée de vert ( 0,58% pour le Dow Jones, 0,62% pour le S&P 500 et un gain de 0,83% pour le Nasdaq Composite) les grands indices américains sont…