Au contact du niveau d’alerte intraday
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,16% à 8439,20 points dans un volume de 2,891 MD€.
Le marché parisien tente toujours d’amorcer un rebond technique, mais celui-ci peine à se concrétiser à l’approche des principaux rendez-vous de la semaine : les résultats de Nvidia mercredi après clôture de Wall Street et l’intervention de Kevin Warsh à Jackson Hole vendredi.
Dans ce contexte, les rendements souverains restent sous surveillance, notamment aux États-Unis, où le dix ans évolue autour de 4,64% malgré sa récente détente.
Scott Bessent entretient parallèlement le suspense sur la gestion de la dette américaine, alors que le Trésor pourrait financer davantage de rachats de titres à long terme.
Il s’est en revanche montré plus offensif sur l’Iran, Washington menaçant de sanctions secondaires les pays et entreprises maintenant des liens économiques avec Téhéran.
Malgré cela, le Brent est repassé sous les 90 dollars, les nouvelles sanctions étant jugées moins sévères que redouté. Le marché a aussi été rassuré par des informations évoquant un possible retour de diplomates américains dans plusieurs ambassades du Moyen-Orient.
Du côté des valeurs, Nvidia reste très surveillé après sept séances consécutives de baisse. Ses résultats, attendus mercredi soir, constitueront un nouveau test pour l’ensemble du secteur de l’intelligence artificielle.
Les résistances sont : 8490 puis 8542,5 et 8740 puis 8904 voire 8976 et 9392.
Les supports sont : 8460 voire 8442,5 puis 8332 et 8298,5 voire 8188 puis 8111,5 et 8026,5 voire 7946,5 puis 7861 et 7718,5 voire 7704 puis 7688 et 7661 voire 7622,5 puis 7402 et 6985,5.
En intraday, la tendance est haussière au-dessus de 8760.
Graphiquement, le contrat Future CAC 40 (cf. graphique en données 14 heures) conserve un potentiel de rebond technique, mais reste également exposé au risque d’une sortie par le bas du biseau haussier, qui ouvrirait la voie à une consolidation plus marquée.
Cette phase d’hésitation met les nerfs des opérateurs à rude épreuve, dans un contexte où la visibilité reste limitée.
Pour s’éloigner de cette zone de danger et renforcer la probabilité d’un rebond technique, l’indice devra franchir 8 522 points, puis la médiane du trading range située à 8 542,5 points.
Dans ce scénario, le franchissement des moyennes mobiles 20 et 50 en données 14 heures, situées respectivement à 8 580 et 8 588 points, constituerait la dernière étape avant d’envisager un retour vers le sommet historique du 7 août.
Du côté des indicateurs techniques, les histogrammes du MACD amorcent un léger redressement après leur passage en zone de survente. Le RSI suit la même tendance et repart à la hausse après avoir atteint des niveaux similaires. Les volumes restent en léger retrait, ce qui demeure cohérent avec la période estivale.
À l’inverse, une rupture franche de la zone comprise entre la borne inférieure du biseau, située à 8 506 points, et le retracement de Fibonacci de 23,6 %, à 8 464,50 points, calculé sur la hausse entre le point bas du 23 mars et le sommet du 7 août, et confirmée sur au moins deux séances, pourrait entraîner une accélération de la consolidation.
Ce risque serait renforcé si le gap haussier du 27 juillet, resté ouvert sur le cash entre 8 372,28 et 8 379,78 points, venait à être comblé.
Ce scénario favoriserait un retour vers la zone d’alerte de court terme située à 8 324 points. Ce niveau correspond également à la jonction entre la borne basse du trading range actuel et celle de l’ancien trading range. Il a déjà servi à plusieurs reprises de point d’appui et de zone de rebond. En cas de rupture, la probabilité d’une poursuite de la correction augmenterait nettement.
Pour conclure, nous conservons un biais acheteur sur les portefeuilles Dynamique et Investisseur tant que les niveaux d’alerte tiennent et que la figure de retournement surveillée n’est pas validée. En cas de confirmation de ce scénario, nous allégerions notre exposition et pourrions instaurer une couverture partielle afin de mieux maîtriser le risque et de sécuriser une partie des gains déjà réalisés.
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