À l’aube d’une reprise de la consolidation ?
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,96% à 8156,43 points dans un volume de 4,378 MD€.
La Bourse de Paris a évolué dans un environnement marqué par une incertitude géopolitique persistante, bien que moins directe. La décision de Donald Trump de prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran, sans fixer de nouveau délai, a permis d'éviter la mise à exécution de la menace de frappes contre les infrastructures clés du pays. Cependant, l'absence de clarification sur l'évolution des événements a renforcé la perception d'une errance stratégique de l'administration américaine. Washington a suspendu ses frappes tout en maintenant le blocus naval dans le détroit d'Ormuz, et les discussions avec Téhéran, censées reprendre au Pakistan, sont restées incertaines, faute d'engagement de la part de l'Iran, qui a qualifié les négociations de « perte de temps » tant que le blocus ne serait pas levé. La situation est ainsi restée en suspens, sans véritable désescalade ni reprise ouverte du conflit. Le marché a dû composer avec cette phase d'incertitude, marquée par un entre-deux où aucune des deux options — ni guerre, ni paix — n’a été pleinement clarifiée. Par ailleurs, sur le plan monétaire, Kevin Warsh, candidat de Donald Trump à la présidence de la Réserve fédérale, a insisté lors de son audition par les sénateurs sur la nécessité de préserver l'indépendance de la banque centrale. Il a affirmé son refus de céder aux pressions de la Maison Blanche et esquivé les questions sensibles susceptibles d'irriter le président, tout en appelant à une révision du cadre de la politique monétaire face à une inflation persistante. Ces propos ont accentué la perception d’une volonté de maintenir une ligne monétaire autonome, tout en réévaluant les instruments nécessaires pour gérer les tensions inflationnistes. Dans ce contexte complexe, les investisseurs sont restés prudents, attendant des signaux plus clairs sur l'évolution géopolitique et monétaire, éléments clés pouvant guider les marchés à court terme.
Sur le future Mai
Les résistances sont : 8343 puis 8466 et 8912 voire 8434.
Les supports sont : 8240 puis 8208 et 8190 voire 8089,5 puis 8066 et 8048,5 voire 8019,5 puis 7960 et 7843,5 voire 7768,5 puis 7676 et 7512,5 puis 6999 voire 6467.
En intraday, la tendance est haussière au-dessus de 7960.
Graphiquement, le Future CAC 40 (cf. graphique en données 14 heures) a finalement validé une structure de retournement en vague de Wolfe par la rupture de l’oblique reliant les points 1 et 3 à 8 235 points. L’indice est par ailleurs repassé sous la borne inférieure du canal haussier de long terme, avant de rebondir, en début de séance, sur le point médian du Marubozu noir. La cassure de la moyenne mobile à 200 périodes, située à 8 090 points, confirmerait l’engagement d’une phase corrective, avec pour première cible le niveau de réactivation haussière de court terme situé à 7 960 points. Tant que ce seuil demeure préservé en clôture, le biais reste orienté à la hausse. En revanche, sa rupture ouvrirait la voie à une extension du mouvement de consolidation en direction de l’objectif théorique de la vague de Wolfe, à 7 630 points. Enfin, la ligne de cou de la configuration en triple sommet, établie à 6 999 points, constituerait, en cas de rupture, le point de départ d’une accélération baissière susceptible d’entraîner une correction supérieure à 1 000 points.
À l’inverse, une réintégration du canal, suivie du débordement de la résistance intermédiaire située à 8 208 points, constituerait un signal précurseur d’invalidation de la structure de retournement, laquelle serait confirmée en cas de franchissement des 8 466 points. En effet, au-delà de ce niveau, la borne supérieure du canal haussier, située à 8 720 points, entrerait en ligne de mire. Le franchissement de ce seuil invaliderait la figure chartiste en triple sommet, ouvrant la voie à un objectif à 9 434 points, obtenu par report de la hauteur de la zone de congestion.
En conclusion, nous poursuivons les prises de bénéfices sur certaines positions au sein des portefeuilles Dynamique et Investisseur, tout en mettant en place des instruments de couverture afin de réduire l’exposition globale, dans un environnement géopolitique incertain et face à l’émergence d’une structure de retournement sur l’indice parisien. Nous demeurons vigilants et prêts à renforcer nos positions spéculatives baissières en cas de matérialisation du mouvement de consolidation. À l’inverse, l’invalidation de la figure nous conduirait à accroître de nouveau notre exposition au marché.
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