Grand Paris Express : le démarrage de la ligne 18 pourrait être reporté à 2027

| AFP | 68 | Aucun vote sur cette news
Un métro automatique de la ligne 18 à l'essai sur la ligne entre Massy-Palaiseau et Christ de Saclay, photographié le 
4 septembre 2026
Un métro automatique de la ligne 18 à l'essai sur la ligne entre Massy-Palaiseau et Christ de Saclay, photographié le 4 septembre 2026 ( SIMON WOHLFAHRT / AFP )

Le démarrage tant attendu du premier tronçon du réseau de transport en commun Grand Paris Express, qui doit desservir le plateau de Saclay, au sud-ouest de Paris, est "en sursis" et pourrait être reporté à 2027, ont indiqué vendredi trois sources invoquant des "problèmes techniques", ce que dément l'un des acteurs.

La mise en service était jusqu'ici espérée avant la fin 2026 pour ce morceau de la future ligne de métro 18.

À terme, cette nouvelle ligne de métro doit relier Versailles à l'aéroport d'Orly, au sud-ouest de Paris,

Elle fait partie des quatre lignes de métro (15, 16, 17 et 18) en cours de construction en Île-de-France : un vaste projet d'infrastructures prévoyant 200 kilomètres de métro automatique et 68 gares, baptisé Grand Paris Express, qui doit relier après 2031 toutes les banlieues de Paris entre elles.

En partant de Massy-Palaiseau, dans l'Essonne, nœud de communication ferroviaire (RER, train de banlieue et TGV), le premier tronçon de la ligne 18 censé être mis en service mi-décembre relie trois gares : Polytechnique, Université Paris-Saclay et Christ de Saclay.

Elles devraient être fréquentées par les habitants de la région ainsi que par les chercheurs, ingénieurs, techniciens du plateau de Saclay, où se concentrent universités et centres de recherche.

Ce tronçon accueille le plus long viaduc ferroviaire de France (6,7 kilomètres).

Après dix ans d'études et de travaux, la Société des grands projets (SGP), maître d'ouvrage, a remis le 13 octobre les clés du tronçon à l'autorité organisatrice des transports Île-de-France Mobilités (IDFM), ainsi qu'au gestionnaire d'infrastructure RATP GI, accompagné de Keolis qui exploitera les rames et transportera les voyageurs.

"Marche à blanc" pas commencée

Dans la foulée, deux mois d'essais dits de "marche à blanc", pour tester les rames et leurs connexions aux quais en condition réelle d'utilisation, devaient commencer, sans voyageurs à bord, afin de tester l'ensemble.

Ce qui permettait d'envisager une inauguration juste avant Noël, alors que celle-ci avait déjà été reportée.

La gare Université Paris-Saclay sur le tronçon de la future ligne 18 du métro automatique qui doit être mis en service prochainement, entre Massy-Palaiseau et Christ de Saclay, le 4 septembre 2026
La gare Université Paris-Saclay sur le tronçon de la future ligne 18 du métro automatique qui doit être mis en service prochainement, entre Massy-Palaiseau et Christ de Saclay, le 4 septembre 2026 ( SIMON WOHLFAHRT / AFP )

Mais la "marche à blanc" n'avait toujours pas commencé vendredi.

Les trois parties prenantes IDFM, Keolis et RATP "considèrent que les garanties techniques et sécuritaires de la marche à blanc n'étaient pas complètement réunies", a indiqué la RATP dans un bref communiqué transmis à l'AFP.

"Le point majeur concerne le système d'automatisme de la ligne" coordonné par Alstom, "il reste encore quelques essais à dérouler avant de pouvoir rentrer totalement dans une phase d'exploitation sans voyageurs", a ajouté la RATP.

"Nous ne pouvons que regretter ce nouveau retard", a déclaré pour sa part IDFM, qui renvoie la balle "dans le camp d'Alstom et de la SGP".

Pour Alstom, "tout fonctionne"

La lettre spécialisée dans les transports Mobilettre affirme que des "défaillances répétées des systèmes d'automatisme relatifs à la circulation des trains", dont "Alstom est responsable", ont été détectées et ont "conduit le gestionnaire d'infrastructure et l'exploitant à prendre cette décision lourde de conséquence".

Interrogés individuellement, aucun des trois acteurs n'a pu ou voulu préciser à l'AFP ce qui ne fonctionnait pas.

Mobilettre met en cause "l'amateurisme du maître d'ouvrage", la SGP, et ses "calendriers irréalistes".

Le Monde souligne de son côté la responsabilité du "système d'automatisation" conçu par Alstom, qui doit gérer à la fois le cheminement des trains et les équipements des gares. "Une infinie complexité, sous-estimée par la SGP", écrit le quotidien.

La SGP ne s'est pas exprimée.

Mais Alstom, mis en cause, a répondu. "Nous nous étonnons de ces informations qui ne correspondent pas à la réalité, nous avons testé les automatismes pendant plus de sept mois avec les partenaires et tout fonctionne", a affirmé un porte-parole à l'AFP.

"Aucun problème n'est remonté, s'il y avait eu des défaillances répétées, la SGP n'aurait pas pu procéder au transfert en gestion technique le 13 octobre", s'est défendu le groupe.

"La difficulté spécifique, c'est que pour la première fois sur un chantier de nouvelle ligne de métro, on est sur un ménage à quatre, avec une gestion d'infrastructures et un exploitant dissociés", ce qui complexifie les procédures, a analysé une autre source qui a requis l'anonymat.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 18/10/2026

La rue de Trévise, après une explosion au gaz, le 12 janvier 2019 à Paris ( Carl LABROSSE / AFP/Archives )Une "scène de guerre" au coeur de la capitale: plus de sept longues années après…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/10/2026

Publié le 23/10/2026

La Bourse de New York a terminé la séance de jeudi dans le rouge, pénalisée par le repli des valeurs technologiques, sur fond de regain d’inquiétudes concernant l’endettement des entreprises…

Publié le 23/10/2026

À Wall Street, le calme n'est jamais un état stable. L'indice de volatilité du CBOE, surnommé « indice de la peur », a une particularité redoutable : ses phases d'assoupissement préparent…

Publié le 23/10/2026

(Zonebourse.com) - Le chiffre d'affaires consolidé des neuf premiers mois 2026 de GTT s'élève à 570,1 millions d'euros, en retrait de 4,9% sur un an. Cette diminution est en ligne avec la baisse…

Publié le 23/10/2026

(Zonebourse.com) - Chembio Diagnostic Systems, filiale américaine détenue à 100% par le groupe Biosynex, a annoncé l'obtention d'un financement de 5,7 millions de dollars attribué par la BARDA…