Note sectorielle Euronext Growth : Enfin du vert !
Enfin du vert !
Après trois exercices consécutifs marqués par des performances négatives, Euronext Growth ressort enfin la tête de l’eau avec une progression annuelle de +8,7%. Ce rebond reste toutefois à nuancer face aux performances des autres indices français. Le CAC 40 s’est notamment apprécié de +10,4% et le CAC Mid & Small de +13,1%. Enfin, la palme revient au CAC Small (+55,0%), bien aidé par Exail Technologies (+369%) et Abivax (+1682%).
Au cours de l’année 2025, les sociétés de l’indice Euronext Growth Paris ont levé 218,6 M€ via 45 augmentations de capital et 63 M€ via des IPO. En parallèle, 16 retraits de cote ont souligné la polarisation du marché entre OPA/OPR et liquidations judiciaires. Ces sorties ont été partiellement compensées par 9 transferts de cotation en 2025 (contre 3 sur l’année 2024).
Une année positive malgré les tensions externes
En 2025, les small caps ont évolué au gré des secousses politiques, dans un environnement nettement plus volatil que celui des grandes capitalisations. L’année aura été marquée par une alternance de phases d’attentisme et de rattrapage, traduisant une visibilité macroéconomique souvent fragmentée. Dans ce contexte, Euronext Growth termine l’exercice en hausse de +8,7%, au terme d’un parcours irrégulier, rythmé par de fortes disparités trimestrielles.
Le premier trimestre (-1,3%) s’est inscrit sous le signe de la prudence. Les anticipations d’un durcissement de la politique commerciale américaine ont progressivement pesé sur la confiance, incitant les investisseurs à différer leurs prises de risque et à maintenir une allocation défensive sur le segment des petites capitalisations.
Le deuxième trimestre (+8,6%) marque le véritable tournant de l’année. L’annonce du « Liberation Day » a d’abord ravivé les tensions, avant que l’inflexion du 9 avril, avec la suspension partielle et la baisse de certaines surtaxes, ne déclenche un mouvement de rattrapage. Cette dynamique a été amplifiée par la détente des taux en zone euro au premier semestre, le taux directeur ayant été ramené à 2%, redonnant de l’oxygène aux valorisations. Ces dernières ont également été soutenues par un retour à la collecte (notamment simulé par l’initiative de la Caisse Des Dépôts) associée à une progression des résultats d’entreprises.
Au troisième trimestre (+2,1%), la hausse s’est prolongée, mais sur un mode plus sélectif. La perspective d’un nouvel épisode tarifaire est restée un facteur de plafond, en particulier pour les valeurs industrielles les plus exposées au commerce international. Enfin, le quatrième trimestre (-0,7 %) reflète un retour à la réserve.
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