La menace de guerre hybride par la Russie est "réelle" et "documentée", selon Nuñez
"La menace de guerre hybride que livre la Russie" est "réelle" et "documentée", a assuré lundi Laurent Nuñez après l'annonce par Emmanuel Macron d'un plan de protection des infrastructures critiques en France.
La "nature de l'agressivité russe et des menaces en Europe change", a prévenu Emmanuel Macron vendredi à l'issue d'une réunion à l'Elysée avec les chefs de parti et candidats à l'élection présidentielle de 2027.
Le président a annoncé avoir demandé au gouvernement de "préparer un plan de protection de nos infrastructures critiques" face aux attaques "hybrides" russes.
Ce plan de protection face aux "attaques de drones" et "attaques cyber" concernera aussi les "sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense", a précisé le chef de l'Etat.
"La majorité des services de renseignement de tous les pays européens, et bien évidemment nos services français, ont pointé, ont caractérisé cette menace de guerre hybride russe", a-t-il ajouté, citant en exemple la tentative d'attaque impliquant un drone chargé d'explosifs à l'aéroport allemand de Leipzig en août et les survols par des drones de plusieurs aéroports européens ces derniers mois.
La France n'a constaté ni survol de drones en France et ni "sabotage majeur", a assuré Laurent Nuñez, mais a été la cible d'"attaques cyber".
Pour faire face à cette nouvelle menace, "on décline le plan de protection de nos infrastructures" avec "une cartographie des sites à protéger", a-t-il expliqué.
"Il y a des mesures de protection qui sont prises par les opérateurs (des sites NDLR) eux-mêmes. Il y a des rondes et patrouilles par les forces de sécurité intérieures" et des "contacts qui sont établis entre les services de renseignement et ces opérateurs", a développé Laurent Nuñez.
"La guerre hybride et notamment celle qui est menée par la Russie vise à s'attaquer à nos réseaux d'infrastructures, à notre base industrielle de défense, celle-là même qui vient au soutien de l'Ukraine", a-t-il ajouté.
Concernant l'hypothèse d'une attaque hybride russe dans le déraillement d'un TER en Normandie le 11 septembre, vraisemblablement provoqué par un rail présent sur la voie, le ministre a répondu qu'"aucune piste" n'était exclue.
"L'enquête est toujours en cours" et le procureur "communiquera le moment venu", a-t-il précisé, sans donner plus de détails.
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