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Elisabeth Borne annonce se retirer de la direction de Renaissance, "en désaccord" avec la ligne du parti

| AFP | 127 | Aucun vote sur cette news
Elisabeth Borne à Paris, le 11 avril 2026
Elisabeth Borne à Paris, le 11 avril 2026 ( Ian LANGSDON / AFP/Archives )

L'ancienne Première ministre, Elisabeth Borne, a annoncé mercredi se retirer de la direction du parti Renaissance dont elle restera néanmoins adhérente, se disant "en désaccord" avec la ligne portée par le secrétaire général Gabriel Attal.

"Je suis en désaccord avec la ligne actuelle", a-t-elle affirmé sur France Inter, regrettant que celle-ci ne soit "pas forcément débattue" en interne.

"J'ai décidé de démissionner du Conseil national de Renaissance, de me mettre en retrait du bureau exécutif et de me consacrer à la structure que j'ai créée, +Bâtissons ensemble+", qui a vocation à "rassembler au-delà des partis", a-t-elle déclaré.

Elisabeth Borne, qui publie jeudi "Réveillons-nous!" (Robert Laffont), a affirmé qu'elle resterait tout de même "simple adhérente" de Renaissance. "Je suis attachée aux militants et je suis attachée aux valeurs qu'on a portées en 2017, mais je ne souhaite pas participer aux instances."

Son annonce survient alors que Gabriel Attal s'active en vue de la présidentielle, multipliant les déplacements pour tenter de déloger Édouard Philippe de son rang de favori du bloc central pour la course à l'Élysée.

En août 2024, Mme Borne avait annoncé sa candidature à la tête du parti Renaissance. Quatre mois plus tard, elle renonçait à déposer sa propre liste, moyennant un accord avec M. Attal qui lui assurait la présidence du Conseil national, sorte de Parlement du parti.

Mais l'ancienne Première ministre, qui avait accueilli M. Attal sur le perron de Matignon en janvier 2024, n'a jamais semblé adhérer à la démarche de son éphémère successeur, qui s'est emparé du parti sans l'accord de l'Elysée et dirige également le groupe macroniste à l'Assemblée nationale.

"Renaissance, ce n'est pas un parti, c'est l'agence de com' de Gabriel Attal", avait-elle notamment déclaré à La Tribune Dimanche.

Contre un "pouvoir solitaire"

Mme Borne, questionnée mercredi sur ses points de divergence avec la ligne de Renaissance, a cité le "respect du droit international", du Conseil constitutionnel et de la Constitution.

Elle avait déjà affiché son scepticisme, voire son opposition à certaines mesures de fond annoncées par le parti, comme l'interdiction du voile pour les mineures de moins de 15 ans.

Elisabeth Borne à Paris, le 11 avril 2026
Elisabeth Borne à Paris, le 11 avril 2026 ( Ian LANGSDON / AFP/Archives )

La députée du Calvados avait séché le discours de clôture du meeting d'Arras de Gabriel Attal en septembre 2025, comme un certain nombre de figures du parti, en désaccord avec sa prise de distance vis-à-vis d'Emmanuel Macron.

Elle n'était pas non plus présente lundi soir au bureau exécutif qui a examiné les propositions de désignation du candidat du parti à l'élection présidentielle. Celles-ci -désignation du secrétaire général ou primaire interne- doivent être tranchées le 12 mai lors d'un Conseil national, instance qu'elle présidait.

"Elle aurait pu utiliser le Conseil national pour faire travailler des gens et venir challenger Gabriel avec des propositions de fond, elle ne l'a jamais fait", relève une source proche du secrétaire général du parti.

Elisabeth Borne s'est aussi livrée mercredi à une "critique de méthode" d'Emmanuel Macron. Selon elle, les "intuitions" qu'il a portées lors de sa première élection en 2017 étaient bonnes, mais il faut aujourd'hui "faire autrement".

Évoquant sa vision du rôle du président de la République, elle a affirmé être opposée à un "pouvoir solitaire et un peu vertical".

Il faut aussi, selon elle, revoir la procédure de dissolution de l'Assemblée nationale. Elle a estimé, dans un entretien avec Paris Match, que "cette décision est trop importante pour dépendre de la seule intuition d'un président après deux coups de téléphone".

L'ancienne ministre défend également dans son livre le retour à un septennat, mais cette fois non renouvelable, plutôt que le mandat présidentiel actuel de cinq ans. Elle voudrait, par ailleurs, que le Conseil des ministres soit présidé par le Premier ministre, et non par le chef de l'Etat.

Quant à ses propres ambitions pour la présidentielle de 2027, Elisabeth Borne a répondu que ce n'était "pas du tout le sens de (sa) démarche" et qu'elle voulait se concentrer sur des propositions.

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