Attal "n'a pas peur" d'une primaire, renvoie la responsabilité sur Philippe
Gabriel Attal "n'a pas peur" de participer à une primaire pour départager les candidats du bloc central à l'élection présidentielle, comme le réclament 200 élus locaux dans une tribune, et souligne le refus opposé jusqu'ici à un tel dispositif par son rival Édouard Philippe.
"Si vous avez plusieurs centaines d'élus locaux, qui demandent une primaire, c'est bien la preuve qu'il n'y a pas de candidat naturel ou favori", a réagi le candidat Renaissance, jeudi sur BFMTV/RMC.
Selon Gabriel Attal, Édouard Phlippe, même s'il reste devant lui dans les enquêtes d'opinion, n'est plus le favori dans le bloc central avec les derniers sondages laissant entrevoir la possibilité d'un second tour Jean-Luc Mélenchon-Marine Le Pen.
"Est-ce qu'il faut la faire, cette primaire? Moi, je ne l'ai jamais écartée. Je considère qu'on ne peut pas avoir peur d'une primaire sinon il ne faut pas se présenter à l'élection présidentielle", a-t-il ajouté.
Si personne ne s'impose pendant les premiers mois de campagne, Gabriel Attal a fait une proposition à Édouard Philippe "d'un vote de départage", a-t-il indiqué. Mais "à ce stade, il ne le souhaite pas", a-t-il ajouté.
La droite et le centre comptent actuellement quatre candidats en lice: les ex-Premiers ministres Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), Bruno Retailleau (LR) et le président de l'Association des maires de France (AMF) et maire de Cannes David Lisnard.
"La campagne telle qu'elle se présente aujourd'hui nous mène inéluctablement à la dispersion au premier tour et à la disparition au second", alertent les 200 élus locaux dans leur tribune, qu'ils assortissent d'une pétition.
David Lisnard a lui aussi essayé cette semaine de relancer l'idée d'une primaire de la droite et du centre.
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