Fed divisée, Europe fragilisée
Le CAC40 cash a clôturé la séance en hausse de 0,53% à 8 114,84 points dans un volume important et en hausse à 5.925 MD€. Sur la semaine, l’indice a perdu 0,53%.
Le marché parisien a terminé cette semaine écourtée sur une note de volatilité, pris entre plusieurs facteurs d’incertitude. Les négociations qui s’éternisent au Moyen-Orient, la vague de publications d’entreprises et les messages parfois difficiles à interpréter des banques centrales.
Le blocage du détroit d’Ormuz, en place depuis plus de deux mois, continue de perturber les flux de pétrole et de gaz, alimentant la hausse des prix de l’énergie. Le Brent a ainsi dépassé les 124 dollars le baril, un plus haut depuis l’invasion de l’Ukraine.
Dans ce contexte, la Réserve fédérale a maintenu ses taux inchangés, tout en mettant en évidence des divisions croissantes au sein de son comité. Le vote, marqué par plusieurs dissensions — une première depuis 1992 — reflète les incertitudes entourant l’évolution de l’inflation, en particulier énergétique.
En parallèle, l’économie européenne montre des signes de net ralentissement. La croissance s’est limitée à 0,1% au premier trimestre, tandis que l’inflation, portée par l’énergie, s’établit autour de 3%, s’éloignant de l’objectif de la BCE. Dans ce contexte, la banque centrale a choisi de maintenir ses taux à l’unanimité, tout en soulignant un manque de visibilité face aux incertitudes actuelles.
À l’inverse, l’économie américaine apparaît plus résiliente, avec une croissance de 2 %, légèrement inférieure aux attentes, et une inflation sous-jacente (core PCE) conforme aux prévisions à 3,2 %.
Enfin, la BCE, en quête de davantage de données, pourrait envisager un relèvement de ses taux dès juin si les tensions persistent, notamment via leurs répercussions sur l’énergie, les transports et les chaînes d’approvisionnement.
Sur le future Mai :
Les résistances sont : 8067,5 et 8093 puis 8115 et 8176,5 puis 8209,5 voire 8260,5 et 8332 puis 8475 et 8652,5
Les supports sont : 8035 et 7984 voire 7961 puis 7834, 7719 et 7669 voire 7540,5
En intraday, le biais est baissier en dessous de 8 138 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h), reste sous pression, plusieurs facteurs continuant de peser sur la tendance. L’indice a ouvert en gap baissier, avant de se reprendre au-dessus d’une ligne horizontal à 7 932 points. Un rebond toutefois insuffisant pour remettre en cause la dynamique négative enclenchée depuis le pic du 17 avril.
Depuis cette date, le marché peine en effet à se redresser durablement. Pour envisager une amélioration, il devra franchir puis se maintenir au-dessus de la zone de résistance correspondant au croisement des moyennes mobiles à 200 et 20 périodes en données 14 heures, située entre 8 093 et 8 122 points.
Un tel mouvement permettrait de relancer la dynamique haussière, avec en ligne de mire le réintégration — en clôture — de la borne basse du canal haussier de long terme, positionnée à 8 209,50 points.
Au-delà, le franchissement du sommet du 17 avril, à 8 365,50 points, constituerait la dernière étape avant un retour vers les plus hauts historiques.
Du côté des indicateurs, les histogrammes du MACD évoluent en partie basse de leur zone, traduisant un manque de dynamique. Le RSI se rapproche de la zone de survente, signe d’un marché sous pression. Par ailleurs, les volumes restent globalement en retrait par rapport à la semaine dernière, à l’exception de la séance du jour, marquée par un regain d’activité illustrant le mouvement de contrepied.
A l’inverse, une nouvelle phase de dégradation pourrait s’enclencher si le CAC 40 venait à céder à nouveau le support des 7 932 points, avec une confirmation sous le seuil clé des 7 873 points. La rupture de ce niveau d’alerte, en intraday, relancerait la correction en cours en direction de la cible issue de la vague de Wolfe validée le 21 avril.
Cet objectif évolue avec le temps — la figure projetant des niveaux progressivement plus bas — et se situe désormais dans une zone comprise entre 7 640 et 7 600 points.
En conclusion, les blocages persistants dans les négociations au Moyen-Orient continuent de soutenir les prix du pétrole et, par ricochet, de peser sur les marchés. Dans ce contexte, nous maintenons une approche prudente, avec des portefeuilles moins exposés et des stratégies de couverture sur lesquelles nous avons déjà sécurisé une partie des gains. Tout renforcement sur certaines valeurs ne sera envisagé qu’en présence de signaux graphiques clairs et validés. Parallèlement, nous conservons nos dispositifs de couverture afin de maîtriser et d’ajuster en continu notre exposition aux marchés financiers.
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