Entre ouverture diplomatique et blocage iranien, le CAC 40 avance
Le CAC40 cash a clôturé la séance en hausse de 1,33% à 7 846,55 points dans un volume élevé de 4.155 MD€.
La Bourse de Paris a évolué en hausse, portée par un regain d’optimisme lié à une possible désescalade des tensions au Moyen-Orient. Selon l’agence Reuters, un haut responsable iranien a indiqué que le Pakistan avait transmis à Téhéran une proposition américaine visant à mettre un terme au conflit. À ce stade, le lieu d’éventuelles négociations entre Washington et Téhéran n’a pas encore été acté, même si la Turquie et le Pakistan sont évoqués comme possibles pays hôtes. Toutefois, les autorités iraniennes jugent, pour l’heure, qu’un cessez-le-feu et l’ouverture de discussions avec les États-Unis ne sont pas envisageables dans les conditions actuelles. Selon la chaîne Press TV, l’Iran aurait fixé cinq conditions préalables à toute fin du conflit. Téhéran exige notamment l’arrêt complet des « agressions » et des « assassinats » attribués à l’ennemi, ainsi que la mise en place de garanties concrètes pour empêcher toute reprise des hostilités contre la République islamique. Par ailleurs, le pays réclame des réparations de guerre clairement définies, la fin des combats sur l’ensemble des fronts impliquant les groupes alliés dans la région, ainsi qu’une reconnaissance internationale de son droit souverain à exercer son autorité sur le détroit d’Ormuz. Toujours selon Press TV, aucune négociation ne pourra être engagée tant que ces cinq conditions ne seront pas satisfaites. Le Brent s'échange désormais aux alentours de 98$/baril, après l'annonce par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz aux navires jugés « non hostiles ». Sur le front des valeurs, le rebond a profité à STMicroelectronics (+4,49% à 28,745), qui prend la tête du CAC 40, devant Sanofi (+2,94% à 80,06), tandis que Unibail-Rodamco (-1,06% à 93,68) a fermé la marche.
Sur le future Avril :
Les résistances sont : 7929,5 puis 7998, 8050 voire 8062 et 8131,5 puis 8190, 8214,5 voire 8277,5 voire 8303 et 8338, 8366 puis 8423 voire 8551.
Les supports sont : 7831 puis 7749,5 voire 7615 et 7557,5 puis 7532 et 7398,5
En intraday, le biais est haussier au-dessus de 7 785 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h) a montré une réaction positive après une incursion sous sa cible théorique issue de la hauteur du canal haussier. Ce rebond s’est matérialisé par un retour des acheteurs, illustré notamment par la formation d’une bougie en pénétrante haussière, figure de retournement typique après une phase de repli. À court terme, l’indice évolue désormais au sein d’un triangle ascendant (en bleu sur le graphique), venant buter à trois reprises sur une résistance horizontale située à 7 892 points. Une cassure de cette zone, validée par une hausse des volumes et une clôture au-dessus de la résistance, ouvrirait la voie à un objectif théorique de 8 277,5 points, correspondant à la hauteur du triangle reportée au point de rupture. Au préalable, le franchissement des résistances intermédiaires situées à 7 929,5 puis 7 998 points voire 8 050 points en extension constituerait un premier signal de renforcement de la dynamique. Une amélioration du contexte géopolitique, accompagnée d’un apaisement des tensions sur les prix du pétrole, favoriserait également la reprise du mouvement acheteur sur les marchés actions. Néanmoins, seule une réintégration durable de l’indice au sein de son ancien canal haussier de long terme, dont la borne basse se situe autour de 8 212 points, permettrait de restaurer une configuration plus favorable. Dans ce scénario, le comblement du gap de continuation compris entre 8 336 et 8 358 points, puis du gap de rupture localisé entre 8 473,5 et 8 544 points, viendrait sensiblement améliorer la dynamique actuelle de l’indice.
A l’inverse, un essoufflement de la pression acheteuse, combiné à une rupture de la ligne de support ascendante du triangle, constituerait un premier signal d’alerte à court terme, remettant en cause le scénario haussier envisagé. Dans ce contexte, la poursuite du mouvement correctif ouvrirait la voie à un repli vers la zone des 7 600 points, qui apparaît désormais comme un objectif crédible, correspondant à la projection de la hauteur de l’ancien canal haussier. Le maintien de ce seuil en clôture devient dès lors déterminant. En cas de rupture, la phase de correction pourrait s’intensifier et conduire l’indice vers ses prochains niveaux de support, situés à 7 557,5 puis 7 398,5 points.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue en dessous de sa moyenne mobile 20, 50 et 200, les histogrammes du MACD oscillent à la hausse en dessous de sa ligne de signal, le RSI est dans sa zone de « survente» tandis que les volumes sont en hausses par rapport à la séance de la veille.
Pour conclure, après avoir atteint sa cible théorique, correspondant à la duplication de la hauteur du canal, l’indice a permis de renforcer les portefeuilles investisseur et dynamique, soutenus par un contexte géopolitique plus favorable et l’espoir d’une désescalade. Nous conservons un biais positif et haussier tant que l’indice se maintient au-dessus des plus bas du 23 mars. En revanche, des allégements de positions au sein du portefeuille dynamique pourraient être envisagés à l’approche de la borne basse de l’ancien canal haussier de long terme.
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