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Réseaux sociaux: pas de changement "significatif" après l'interdiction pour les adolescents en Australie (gouvernement)

| AFP | 108 | Aucun vote sur cette news
Pas de changement
Pas de changement "significatif" après l'interdiction des réseaux sociaux pour les adolescents en Australie ( Denis Charlet / AFP/Archives )

Il n'y a eu aucun abandon "significatif" des réseaux sociaux dans les semaines qui ont suivi leur interdiction pour les adolescents en Australie, selon des documents gouvernementaux obtenus par l'AFP jeudi.

L'Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans pour les protéger d'effets nocifs redoutés sur leur santé mentale. Elle a été imitée ensuite par l'Indonésie, tandis qu'en France le Parlement examine actuellement un projet allant dans le même sens.

Des documents gouvernementaux australiens obtenus par l'AFP en vertu des lois sur la liberté d'information montrent cependant que des plateformes telles qu'Instagram et TikTok "dominaient toujours les classements et les téléchargements dans les magasins d'applications" un mois après l'entrée en vigueur de l'interdiction.

Si certains utilisateurs ont testé d'autres applications non concernées par l'interdiction, ils sont "largement revenus vers les plateformes majeures et établies", ont écrit les responsables dans ce rapport daté du 2 février.

Un autre document souligne toutefois qu'il est difficile de tirer des conclusions définitives à partir des données sur les téléchargements d'applications si peu de temps après l'interdiction.

"Ces données ont pour limite de ne pas refléter l’utilisation d’une application ni l’âge de l’utilisateur, mais elles fournissent des indicateurs précoces permettant de déterminer si une application gagne en popularité", peut-on y lire.

"Intérêt" mondial

De nombreux pays envisagent de prendre des mesures de limitation d'accès aux réseaux sociaux pour protéger les enfants et adolescents
De nombreux pays envisagent de prendre des mesures de limitation d'accès aux réseaux sociaux pour protéger les enfants et adolescents ( David GRAY / AFP/Archives )

L'une des principales motivations de cette interdiction est la volonté de lutter contre le cyberharcèlement.

Les plaintes ont augmenté de 26% entre janvier 2025 et janvier 2026, selon les documents. Elles provenaient majoritairement de TikTok.

"La poursuite de l'analyse, à mesure que d'autres données seront disponibles, permettra de tirer des conclusions plus robustes et fondées sur des preuves concernant les tendances à long terme (...) et les impacts (d'un âge minimum pour les réseaux sociaux)", a déclaré la commission eSafety dans un communiqué transmis à l'AFP.

TikTok n'a pas réagi dans l'immédiat aux sollicitations de l'AFP.

De nombreux pays envisagent actuellement de prendre des mesures similaires à l'encontre des réseaux sociaux.

Les documents révèlent qu'Israël, le Royaume-Uni, la Norvège et la Nouvelle-Zélande ont rencontré des responsables australiens après avoir manifesté leur "intérêt" pour cette interdiction.

Le régulateur australien a brandi fin mars la menace de sanctions visant des géants de la tech parmi lesquels TikTok, Instagram et YouTube, accusés d'enfreindre l'interdiction.

Trois mois après l'entrée en vigueur de cette loi, l’organisme australien chargé de la sécurité en ligne avait indiqué que plus de cinq millions de comptes appartenant à des utilisateurs australiens mineurs avaient été supprimés.

Mais la Commission eSafety a aussi dit constater qu'une "proportion importante d'enfants australiens" consultait toujours des plateformes interdites, faisant part de "préoccupations majeures" concernant Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube.

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