Guerre au Moyen-Orient: les conséquences économiques mondiales
Voici les dernières évolutions économiques mondiales mercredi vers 15H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient est entrée dans son 26e jour.
- Carburants en France: la grande distribution promet de répercuter "immédiatement" la baisse des cours du pétrole
L'Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP), qui fédère en France les enseignes de distribution pour l'approvisionnement en carburants, s'est engagée mercredi à répercuter "immédiatement" le recul des cours du pétrole dans les prix des carburants, ce qui peut toutefois prendre plusieurs semaines selon cette organisation.
Depuis le début de la semaine, le cours du baril de Brent, référence mondiale du brut, a baissé de presque 12% dans le sillage des propos du président américain Donald Trump sur la tenue de négociations pour un plan de paix avec l'Iran, néanmoins démenties par Téhéran.
Les entreprises de la grande distribution représentées par l'UIP (Auchan, Carrefour, Intermarché, Leclerc et Système U) "garantissent ainsi que toute baisse de coûts sera immédiatement répercutée vers le consommateur, au rythme des réapprovisionnements et des remplissages de cuves", a indiqué l'organisation dans un communiqué.
- La Chambre de commerce internationale craint "la pire crise industrielle de mémoire humaine"
La guerre au Moyen-Orient pourrait engendrer "la pire crise industrielle de mémoire humaine", a averti mercredi le patron de la Chambre de commerce internationale, à la veille de l'ouverture de la conférence ministérielle de l'OMC à Yaoundé, au Cameroun.
- Les aéroports français redoutent les conséquences de la guerre au Moyen-Orient
Les aéroports français ont dit mercredi craindre une baisse de leur activité à cause de la guerre au Moyen-Orient et de la flambée des cours du pétrole, après une année 2025 de "décrochage" par rapport à la tendance européenne.
Le cours du carburant d'aviation a doublé depuis le début de l'attaque israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, une progression supérieure à celle du prix du baril de brut. Les compagnies aériennes consacraient déjà entre 25 et 30% de leurs dépenses d'exploitation au kérosène avant la crise.
- Optimisme modéré avec le recul du pétrole et le rebond des Bourses
Les prix du pétrole poursuivent mercredi leur recul, entraînant un rebond des marchés boursiers, les opérateurs semblant vouloir croire à la possibilité d'un plan de paix proposé par Donald Trump à l'Iran.
"Les récits et les gros titres dictent l’évolution des cours: aujourd’hui, tout tourne autour de la perspective d’un cessez-le-feu", a résumé Neil Wilson, analyste du site de trading Saxo Markets.
Le pétrole étant la principale boussole des marchés, Wall Street a ouvert en nette hausse. Vers 14H00 GMT, la Bourse de New York restait dans le vert: le Dow Jones prenait 0,59%, l'indice Nasdaq gagnait 0,98% et l'indice élargi S&P 500 avançait de 0,58%. Les Bourses européennes n'étaient pas en reste et confirmaient leur redressement observé dès l'ouverture.
- La BCE dispose d'un "éventail d'options" face au choc énergétique, dit Lagarde
La Banque centrale européenne (BCE) dispose de différentes options pour réagir au choc énergétique lié à la guerre en Iran, des mesures qui seront adaptées en fonction de son ampleur et sa durée, a assuré mercredi la présidente de l'institution.
La BCE ne sera pas "paralysée par l'hésitation" et dispose d'un "éventail gradué d'options de réponse" en matière de politique monétaire, a dit Christine Lagarde, sans préciser toutefois lesquelles.
- Réunion d'une trentaine de pays pour mettre sur pied une coalition sur la sécurité du détroit d'Ormuz
Londres et Paris vont organiser cette semaine une réunion d'une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi à l'AFP une source au ministère britannique de la Défense.
Selon cette source, cette réunion se fera au niveau "des chefs d'état-major des armées" des pays signataires d'un communiqué diffusé la semaine dernière, qui ont appelé à un moratoire des attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières dans le Golfe et se sont dit "prêts à contribuer" aux efforts pour sécuriser le détroit.
- Le ministre français de l'Economie "regrette" ses propos sur un "choc pétrolier" pour la France
Le ministre de l'Economie français Roland Lescure a dit mercredi "regretter" d'avoir utilisé mardi l'expression de "choc pétrolier", en soulignant qu'elle s'appliquait "à la situation internationale et en aucun cas à la situation française".
Pour le ministre, la France "est mieux préparée, (...) moins exposée (...) que ses voisins européens, et a fortiori évidemment que les pays asiatiques qui sont directement concernés" par l'interruption des flux de pétrole dans le détroit d'Ormuz.
- La Banque du Portugal prévoit "moins de croissance et plus d'inflation"
La banque centrale du Portugal a abaissé mercredi sa prévision de croissance économique pour le pays cette année, désormais estimée à 1,8% contre 2,3% précédemment, et a relevé celle de l'inflation, à 2,8%, en raison notamment du conflit au Moyen-Orient.
- Le Pentagone augmente sa production de missiles
Le ministère américain de la Défense a annoncé mercredi des accords avec des industriels de la défense pour mettre sa production de missiles "sur le pied de guerre", alors que le conflit au Moyen-Orient pousse Washington à dépenser ses munitions à un rythme soutenu.
Le Pentagone a annoncé un quadruplement de la production d'un composant essentiel pour le THAAD, système antimissiles de haute altitude considéré comme l'un des plus perfectionnés au monde, très utilisé ces dernières semaines au Moyen-Orient.
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